Zhe Xiang, un taoïste de la fin de la dynastie des Han orientaux. Son nom de courtoisie était Boyi. Il était originaire de Luo (aujourd'hui au nord de Guanghan, dans le Sichuan). Né dans une famille de fonctionnaires fortunée comptant 800 serviteurs.
Dès son plus jeune âge, il était d'une grande compassion : il ne tuait pas les insectes, ne brisait pas les pousses, excellait dans l'étude du Yi Jing de Jing Fang, appréciait les enseignements de Huangdi et de Laozi, et croyait particulièrement à l'idée de Laozi selon laquelle « l'accumulation excessive mène à une ruine rapide ». Il avançait d'ailleurs la proposition que « être riche sans bienveillance est un malheur ». Il considérait la forte concentration des richesses en période de troubles sociaux comme un phénomène négatif qu'il fallait combattre.
✨ Recommended Taoist Talismans
Discover powerful talismans for your spiritual journey
Il dit : « Dou Ziwen disait autrefois : “Je fuis le désastre, non la richesse.” Ma famille a longtemps accumulé des richesses, et c’est le défaut de l’excès que redoutent les taoïstes. En cette ère de déclin, vous n’êtes pas non plus un modèle de vertu. Être riche sans bienveillance porte malheur ; tel un mur trop haut, il s’effondrera rapidement. » (Extrait du « Livre des Han postérieurs · Biographie de Zhi Xiang »). Ceci montre son intention de suivre l’exemple de Dou Ziwen, ministre du roi Cheng de Chu durant la période des Printemps et Automnes, qui considérait la richesse comme un fléau et cherchait à s’en affranchir à tout prix. Fort de cette conviction, après la mort de son père, il distribua son or et sa soie à ses proches, ses amis et les nécessiteux. Certains le lui déconseillèrent, arguant qu’avec trois fils et deux filles, sa maison était déjà pleine d’enfants et de petits-enfants, il aurait dû accroître ses biens plutôt que de les dilapider. Il refusa catégoriquement ces suggestions et, avant sa mort, « il ne restait plus aucun capital excédentaire dans sa maison » (ibid.). On trouve sa biographie dans le volume 82 (partie supérieure) du « Livre des Han postérieurs ».
