Who is Shu Xiang 叔向?

Qui est Shu Xiang 叔向 ?

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Shuxiang (? ~ 514 av. J.-C.) était un homme d'État de l'État Jin durant la période des Printemps et Automnes. Son nom de courtoisie était Shuxi et son nom de clan, Yangshe.

Il occupa successivement les postes de grand précepteur, de ministre et de premier ministre, et dirigea les affaires de l'État de Jin pendant près de cinquante ans. Sa renommée était comparable à celle de Zichan de l'État de Zheng et de Yan Ying de l'État de Qi.

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En 514 av. J.-C., il fut exterminé avec tout son clan sous l'accusation d'« avoir aidé à la rébellion ».

Politiquement, il était plutôt conservateur et prônait le respect des anciennes lois et le respect des précédents des rois (extrait du Zuo Zhuan, cinquième année du règne du duc Zhao). Il s'opposa à la décision des habitants de l'État de Zheng de graver le droit pénal sur du bronze. Sur le plan philosophique, ses idées étaient proches de celles de Lao Tseu. Il préconisait de rechercher la vertu plutôt que de rechercher la suprématie (extrait du Guoyu, huitième chapitre des Entretiens de Jin). Cette position rejoignait l'avis de Lao Tseu, selon lequel il ne fallait pas oser être le premier au monde. Il montrait qu'il valait mieux se soucier de la vertu que de la richesse et affirmait : « Si l'on ne se soucie pas de ne pas parvenir à la vertu mais que l'on s'inquiète de l'insuffisance des biens, on n'aura pas le temps de présenter ses condoléances, encore moins ses félicitations. » (Ibid.) Ceci était conforme à l'idée de Lao Tseu selon laquelle « il n'y a pas de plus grand fléau que l'insatiabilité ».

Il adhérait à la pensée de Lao Tseu sur la « valorisation de la douceur » et croyait en la supériorité de la douceur sur la dureté. Il disait : « Ce qui est doux et faible est lié à la vie, tandis que ce qui est dur et fort est lié à la mort. Ce qui est vivant sera endommagé mais se rétablira assurément, et ce qui est mort sera brisé et sa destruction s’étendra. C’est pourquoi je sais que la douceur est plus forte que la dureté. » Il disait aussi : « Ce qui est doux peut être noué mais non brisé, et être tranchant mais non ébréché. Pourquoi le qualifier de fragile ! La voie du ciel est celle où la subtilité triomphe. Ainsi, lorsque deux armées s’affrontent, la douce peut vaincre la dure ; lorsque deux ennemis se disputent des intérêts, le faible peut gagner. […] Si l’on cultive la douceur de la modestie et la conscience de ses limites, et que l’on est guidé par les quatre voies (les quatre voies désignant la voie du ciel, la voie de la terre, la voie des esprits et des dieux, et la voie des êtres humains), où peut-on aller sans atteindre son ambition ? » (Extrait du Shuo Yuan, chapitre du Jing Shen de Liu Xiang) Shuxiang vécut à la même époque que Laozi et partageait la pensée de Laozi qui valorisait la douceur.

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