Gao Biao était un taoïste de la dynastie des Han orientaux. Son nom de courtoisie était Yifang, et il était originaire de Wuxi, dans la préfecture de Wu (aujourd'hui dans la province du Jiangsu). Issu d'une famille modeste, il possédait un talent littéraire certain, mais était peu loquace. Plus tard, recommandé par son comté pour sa piété filiale et son intégrité, il obtint la première place aux examens impériaux de classiques et fut nommé Langzhong.
Il travailla à l'Académie de Dongguan, où ses écrits, tels que des poèmes, des chansons et des essais, furent loués par l'empereur Ling. Il exerça la fonction de magistrat de Waihuang, et l'empereur Ling promulgua un édit ordonnant que le portrait de Gao Biao soit peint à l'Académie de Dongguan afin d'encourager les lettrés. Adhérant au concept taoïste de « suivre la nature », Gao Biao opposait la réalité sociale aux instincts naturels de l'être humain, estimant que la vie en société entravait le développement de sa nature profonde. Il prônait le fait de suivre la nature et de vivre en toute liberté : « Lavez-vous de toute souillure et de tout fardeau, abandonnez-vous et suivez la nature » (« Instructions claires », cité dans le « Yiwen Leiju », volume 23). Il recherchait le domaine du « vide ultime au sein du vide ultime », préconisant de « se retirer pour cultiver la pureté et la propreté, car j'existe au sein du vide ultime au sein du vide ultime » (ibid.).
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Il considérait le « vide ultime au sein du vide ultime » comme la forme la plus élevée du néant invisible et imperceptible, affirmant qu’« au sein de la brume se trouve quelque chose, dans le subtil et l’invisible résident les commencements » (ibid.). Il proposait d’abandonner toute pensée et de se libérer des contraintes du monde matériel dans l’état pur et profond du néant : « Purifiez votre cœur et ôtez toute pensée, soyez d’une clarté absolue et ne soyez point enchaîné par la poussière » (ibid.). Il espérait plus encore vivre éternellement, sans mort, au milieu du vide et de la brume : « Lorsque la sagesse et la pensée s’épuisent, l’esprit de la vallée persiste à jamais » (ibid.). Défendant les principes taoïstes de la préservation de la santé, il considérait la boisson, la pensée et la convoitise du beau comme des contraires à la vie, déclarant que « boire nuit à ma nature, penser nuit à mon esprit, les belles couleurs sapent ma vie et le désir trouble mon être véritable » (ibid.), préconisant de se départir des désirs pour nourrir la nature, protéger l’esprit, prolonger la vie et préserver la vérité. On trouve sa biographie dans le volume 80 (ci-dessous) du « Livre des Han postérieurs ». Nombre de ses œuvres ont disparu. Certains de ses écrits sont rassemblés dans le volume 66 des « Textes complets du Livre des Han postérieurs ».
