Heshang Gong Chapitre 26 – 重德 (Vertu de poids)
Paul PengPartager
Heshang Gong Chapitre 26 — 重德 (Vertu Pondéreuse)
老子河上公章句 · 第26章 · Commentaire de Heshang Gong sur Laozi
Section 1 — 第1节
Le poids est la racine de la légèreté. Un souverain qui ne valorise pas le sérieux ne sera pas respecté ; celui qui se cultive sans sérieux perd sa concentration spirituelle. Les fleurs et les feuilles des herbes et des arbres sont légères, c'est pourquoi elles tombent ; leurs racines sont lourdes, ainsi elles durent longtemps. La quiétude est la maîtresse de l'agitation. Un souverain qui manque de quiétude perd son autorité ; celui qui ne cultive pas la quiétude se met en danger. Le dragon, par la quiétude, peut se transformer et changer ; le tigre, en raison de son agitation, subit un déclin précoce.
C'est pourquoi un sage voyage toute la journée mais ne quitte jamais ses provisions essentielles. Zhi signifie quiétude. Un sage parcourt le chemin toute la journée, ne s'écartant jamais de sa quiétude et de son sérieux. Bien qu'il puisse y avoir de splendides spectacles à contempler, on demeure dans le loisir avec un calme transcendant. Rongguan désigne les palais et les portes. Yanchu est le lieu de résidence de l'impératrice et des concubines. Chao ran signifie rester distant et ne pas y demeurer.
Pourquoi les dirigeants d'un État aux dix mille chars — l'expression Naihe exprime la tristesse et la lamentation face au sort du souverain actuel — traitent-ils pourtant leur personne avec légèreté par rapport au monde ? Un souverain est le plus exalté, mais il traite son propre corps comme léger et agité. Cela exprime une condamnation de l'indulgence et de l'imprudence d'un dirigeant corrompu. La légèreté mène à la perte de ses ministres : si un souverain est frivole et licencieux, il perd ses fonctionnaires ; si l'on se cultive avec une telle légèreté, on perd son essence. L'agitation mène à la perte de la position de dirigeant : si un souverain agit avec précipitation et impatience, il perd son statut royal ; si l'on se cultive hâtivement, on perd son esprit et sa vitalité.
Ce chapitre est l'une des expressions les plus claires de la tradition Heshang Gong de la double application de l'enseignement de Laozi : chaque principe qui régit la culture de soi régit également la conduite du souverain, et chaque échec de gouvernance reflète un échec de la culture intérieure.
About the Author
Paul Peng
Paul Peng is a Zhengyi Taoist priest from Longhu Mountain, Jiangxi — the ancestral home of the Celestial Masters' tradition. Ordained at 25 after a dream from the Celestial Master, he has practiced for 25 years under Master Zeng Guangliang. He is the curator of this store, which is officially authorized by Tianshi Fu. All items are consecrated at the temple by the resident priest team.
Read his full story →